Dimanche 13 octobre 2025 – 12h30 Hall 1 du Terminal 1 – aéroport Roissy Charles De Gaulle
Et voilà! On y est ! depuis le temps qu’on en parle, qu’on le prépare, qu’on en rêve … C’est le jour du grand départ vers « l’île resplendissante »
Les familles sont au rendez-vous, l’émotion est palpable et quelques larmes coulent. Ce n’est pas facile de laisser partir son enfant aussi loin.
Avec l’aide de Renuka, notre agent de voyage de choc, chacun reçoit son billet et les étiquettes pour les bagages. Puis vient le moment de l’enregistrement des valises. Les choses se font rapidement grâce au guichet dédié spécialement ouvert pour notre groupe (une fois encore : merci « United Voyages » pour cette efficacité).
Une photo de groupe, un dernier bisou et nous partons vers des horizons lointains.

Le pique-nique est rapidement avalé, les différents contrôles de sécurité sont passés sans encombres. Une fois dans la zone d’embarquement chacun profite d’une heure de temps libre pour grignoter encore un peu ou se détendre.




15h30, c’est l’embarquement, nos noms sont appelés afin d’embarquer en priorité. Les hôtesses nous guident vers nos places, on s’installe et c’est parti !

Le vol Paris /Doha part et atterri à l’heure prévue. Nous débarquons donc au Qatar, les yeux écarquillés devant la modernité et la dimension de cet aéroport. La durée raisonnable de l’escale permet aux élèves, une fois encore, de déambuler dans l’aéroport avant d’embarquer à nouveau vers notre destination finale.



9h45, nous atterrissons enfin à Colombo après 5h de vol qui ont permis à quelques uns de dormir ou tout au moins de somnoler. Après avoir récupéré nos valises et fait le change en Rupees, nous sommes chaleureusement accueillis par notre guide, Neranja, et Sachini représentant l’agence de voyage Vuluxur Holidays qui s’est chargé de la préparation du circuit, des réservations des hôtels et des différentes visites. Suivant la tradition d’accueil au Sri Lanka, chacun reçoit un collier de fleurs et nous nous dirigeons vers le bus.





A Colombo, le soleil brille et la chaleur nous saisit dès la sortie de l’aéroport climatisé.
C’est un bus flambant neuf qui nous attend sur le parking, pour lui aussi, c’est le circuit inaugural !


Les valises sont rangées dans les soutes par le chauffeur et son assistant pendant que les élèves s’installent, tout heureux de profiter de la climatisation.
En route ! Direction Colombo et notre premier hôtel : NH Collection Colombo.
A peine le temps de monter découvrir les chambres et nous redescendons dans la salle de restaurant pour le déjeuner.
Après un rapide rafraîchissement, nous remontons dans le bus pour partir à la découverte de la ville de Colombo qui se développa autour du port créé par les colons Portugais, puis agrandi par les colons hollandais et enfin par les colons britanniques qui se succédèrent au Sri Lanka.
La première halte de notre « city tour » est le temple de Gangaramaya, le plus grand temple de Colombo où les élèves peuvent admirer les multiples statues, pierres précieuses, statuettes en or, sculptures en ivoire offertes en don aux moines du temple, mais aussi des objets hétéroclites voire insolites (montres, ustensiles de cuisine, appareils photographiques, coffres forts, mobilier et même véhicules) offerts au temple en échange de prières et intercessions auprès de Bouddha.



Le bus nous conduit ensuite dans les ruelles animées de Pettah, bordées d’une multitudes de petites boutiques proposant toute sorte de marchandise. Nous admirons au passage la magnifique mosquée de briques rouges et un non moins magnifique temple Hindou.



Nous passons ensuite successivement devant la mairie de Colombo, réplique miniature de la Maison Blanche de Washington, le quartier des ambassades, le square de l’indépendance.
De retour à l’hôtel vers 17h, les élèves ont quartier libre jusqu’au dîner. Beaucoup se dirigent vers le 25ème étage pour profiter de la piscine à débordement en rooftop avec une vue imprenable sur Colombo by night (et oui, sous les tropiques, la nuit tombe rapidement et on peut profiter des lumières de la ville dès 18h).
https://youtube.com/shorts/1wfJXeTW7wo
19h30, nous nous retrouvons tous autour d’un appétissant buffet. Les assiettes sont bien remplies car la piscine, ça creuse!



Après avoir entendu les consignes pour la journée de demain, chacun regagne sa chambre.
22h, c’est l’heure du couvre-feu ! Les profs font le tour des chambrées pour vérifier que tout le monde est bien dans ses appartements, certains sont d’ailleurs déjà dans les bras de Morphée !
Une bonne nuit de sommeil va permettre de profiter pleinement de notre journée et demain qui s’annonce riche en découvertes.
Mais chut ….
Vous en saurez plus en lisant le prochain épisode des aventures de Sainte Marie au Sri Lanka.
A demain, c’est l’heure pour moi d’aller reposer les yeux 😉
Jour 2 : Colombo / Pinnawala / Habarana
Après l’agitation de la capitale, il est temps pour le groupe de partir vers des horizons plus verdoyants. Nous quittons donc notre premier hôtel après un copieux petit déjeuner. Les élèves sont presque tous à l’heure !
Il est 8h et nous prenons place à bord de notre bus direction : la campagne !
Le trajet est assez long, mais le spectacle de la végétation luxuriante défilant devant les vitres, ainsi que quelques pauses « dégustation » rendent le trajet plus agréable.


Nous arrivons à Pinnawala, c’est ici que nous allons passer une long moment avec l’animal emblématique du Sri Lanka : l’éléphant.
Nous sommes accueillis dans un centre créé pour aider à la préservation de cet animal qui a, pendant des années, été une espèce en danger (au départ des colons britanniques, il ne restaient plus que 1000 éléphants sauvages au Sri Lanka).
Aujourd’hui, grâce au travail des instituts publics de protection de l’environnement et d’associations privées, la tendance s’est inversée. Malgré tout, la cohabitation entre l’homme et l’animal n’est pas toujours simple. Les éléphants, à la recherche de nourriture, peuvent anéantir des récoltes entières, voire même entrer dans les habitations en détruisant les murs.
Dans un premier temps intimidés par ces placides pachydermes chacun garde une distance raisonnable, puis, nous sommes invités à descendre à la rivière pour donner le bain « aux petits ». Les élèves prennent confiance et s’approchent pour frotter le dos de l’éléphant qui se prélasse dans l’eau. Très joueur, il décide soudain d’arroser tout ce qui l’entoure, c’est donc une petite douche générale. Heureusement, nous avions prévu les tenues de rechange !!








Ce petit bain ayant un peu creusé l’appétit de notre ami à quatre pattes, nous nous attachons à lui donner un petit quelque chose à grignoter. Il dévore avidement les morceaux de pastèque, légumes et biscuits qui lui sont tendus par les élèves (avec plus ou moins de hardiesse!)
Une fois l’éléphant rassasié, il est temps pour nous aussi de passer à table. Nous nous dirigeons vers une ancienne maison coloniale, propriété du fondateur de l’association pour un déjeuner Sri Lankais typique.


Le ventre plein, il est temps pour nous de visiter une fabrique de papier quelque peu insolite : du papier à base de bouse d’éléphant. Le processus nous est expliqué en détail puis nous observons la réalisation de différents produits fabriqués à partir de ce papier superbio (carnets, boites, cartes postales, marques pages etc… )

L’après-midi s’avance et nous avons encore beaucoup de route pour rejoindre notre nouvel hôtel « Habarana Village ».
En chemin l’occasion nous est donnée de voir un certain nombre d’animaux typiques de la région : singes, écureuils, chauve-souris. La chance est avec nous : nous croisons quatre éléphants sauvages déambulant nonchalamment sur le bas côté de la route !
Arrivés à l’hôtel, le traditionnel verre d’accueil nous est servi accompagné de serviettes rafraichissantes qui font le plus grand bien !
Chacun rejoint son bungalow dans le parc verdoyant du « Village ». Certains se laissent tenter par un saut dans la piscine, d’autres préfèrent profiter de la chambre.
19h30, c’est le dîner. Le buffet est, une fois encore, très bien achalandé. Une fois rassasiés un bon nombre d’élèves décide de retourner dans la piscine qui est ouverte jusqu’à 21h.
C’est l’heure de retrouver le confort de la chambre avant la ronde des professeurs pour le couvre-feu de 22h.
Bonne nuit les petits … et à demain, 7h00, pour le petit déjeuner.
Demain, Neranja nous fera encore découvrir d’autres facettes de son île aux épices …
Jour 3 : Sigiriya / Polonnaruwa
Aujourd’hui s’annonce une journée sportive ! Pour bien la commencer, rien de tel qu’un copieux petit déjeuner. Le groupe se retrouve donc à 7h au buffet de l’hôtel.
8h, c’est l’heure de départ donnée par notre guide, Neranja, donc le groupe est au complet dans le bus à … 8h40 !!!! Il semblerait que l’air de Habarana soit propice à un sommeil profond !
Bref, nous voilà enfin en route. Nous avons de la chance, le soleil est de la partie. Nous traversons de petits villages entourés par une végétation impressionnante : des manguiers chargés de fruits, des arbres de tecks et autres spécimens représentants quelques unes des 7000 essences d’arbres différentes du Sri Lanka.
Nous arrivons sur le site de Sigiriya, autrement appelé le « Rocher du Lion » en raison de sa forme rappelant la tête du majestueux animal. Sur ce rocher, un roi parricide du 4ème siècle a bâti une magnifique forteresse afin d’échapper à son frère qui souhaitait venger la mort de son père.
Le groupe doit maintenant gravir les 1000 marches qui lui permettront d’atteindre le sommet et de découvrir les vestiges de la forteresse ainsi qu’un magnifique panorama à 360° sur la région. L’effort est intense et les pauses nécessaires mais tout le monde atteint l’objectif.
La dernière partie de l’ascension est assez raide, mais nous sommes récompensés en admirant les fresques rupestres représentant les 21 « demoiselles de Sigiriya » magnifiquement conservées malgré leur âge.



La descente se fait beaucoup plus facilement et le soulagement est grand de retrouver le bus et sa climatisation.
Nous voici repartis pour 2 heures de trajet afin d’atteindre le lieu de notre déjeuner.
Nous sommes accueillis dans des maisonnettes traditionnelles aux murs en terre battue et au toit en feuilles de palmier tressées, le tout face à un rizière. Le dépaysement est total, et c’est sans compter le menu composé d’une trentaine de plats typiques différents : des currys de légumes exotiques, du riz blanc ou complet, des boulettes de légumes frites à l’huile de coco, des galettes de coco, du poulet, du poisson etc … Un régal pour les yeux comme pour les papilles. Neranja explique les plats en montrant, pour chacun, à quoi ressemble le légume « à l’état sauvage ».
Chacun se sert et se ressert à volonté. Cerise sur le gâteau : il est permis de manger « à la Sri Lankaise », c’est à dire en utilisant les doigts !







Le ventre bien rempli, nous prenons la route vers la destination suivante : le site de Polonnaruwa.
Après la visite du petit musée présentant quelques artefacts retrouvés lors des fouilles, nous enfourchons nos vélos pour partir à la découverte de différents vestiges datant du 11ème et 12ème siècle (palais du roi Parakramabhu, temples bouddhistes et Stuppas).
Le clou de la visite étant les 3 gigantesques statues représentant un bouddha assis, un autre debout et un troisième couché.






La journée marathon sportif se termine et nous rentrons à notre hôtel pour le dîner.
Après une telle journée nous pouvons penser que les élèves sont bien fatigués, mais il semble que non puisqu’ils se retrouvent quasiment au complet pour un plongeons nocturne dans la piscine!
21h30, c’est le couvre-feu et la traditionnelle « ronde des profs » pour souhaiter bonne nuit à nos petites têtes blondes.
23h15, il est temps pour moi de terminer mon petit récit et d’aller, moi aussi, reposer la tête et les jambes.
A demain pour de nouvelles aventures !
Ah ! Avant de vous quitter, voici quelques photos de notre « maison » pour 4 jours, l’hôtel « Habarana Village »








Jour 4 : des rencontres extraordinaires …
Aujourd’hui, nous allons entrer encore plus profondément dans le quotidien des Sri Lankais vivant à la campagne. Cette population est majoritairement composées d’agriculteurs et de petits artisans. Ces familles font parties des plus démunies de l’île.
Notre première escale nous ouvre les portes d’une petite école rurale (130 élèves de primaire). A la descente du bus, nous sommes accueillis comme des rois. Chaque élève reçoit des mains des enfants un magnifique bouquet de fleurs confectionné pour l’occasion avec l’aide des mamans. Nous nous avançons dans la cour pour assister à une danse traditionnelle de bienvenue offerte par des jeunes filles de l’établissement.




Ensuite les élèves se répartissent dans les 3 longs bâtiments abritant les salles de classes. Chaque classe n’est séparée de la classe voisine que par des planches en bois. Cela complique sérieusement les choses puisque les élèves doivent se concentrer sur le propre cours en entendant le cours dispensé de l’autre côté de cette cloison de fortune.



Tout d’abord intimidés, nos élèves s’approchent et essayent de communiquer avec les enfants. Ce n’est pas chose aisée du fait de la barrière de la langue (les jeunes enfants dans les campagnes ne parlent pas beaucoup l’Anglais) et du fait de la timidité des uns et des autres.
Un jeu improvisé organisé dans la cour à l’initiative de nos élèves brise enfin et définitivement la glace. Les visages sont illuminés de sourires et chacun participe activement.



Les choses sont maintenant beaucoup plus faciles, certains continuent à jouer, d’autres entament une partie de volley ball, d’autres encore retournent dans les classes pour écouter les comptines et apprendre quelques pas de danse. Bref, une joyeuse effervescence règne dans l’école.




Pendant ce temps, le directeur nous fait la liste des travaux envisagés grâce au versement de la collecte réalisée lors de l’opération « Bol de Riz » au collège Sainte Marie l’an dernier. C’est en effet cette école qui a été choisie pour bénéficier de cette opération.
Nous reviendrons bien sûr constater le changement une fois les travaux réalisés.
Nos élèves sont venus les bras (ou plutôt les sacs) chargés de fournitures scolaires : crayons de papiers, ciseaux, gommes et autres crayons de couleurs … Ces dons sont donnés au directeur qui remercie chaleureusement chacune des familles des élèves pour cette généreuse donation.
Nous sommes ensuite dirigés vers un bureau où nous attend une collation : bananes, riz au lait de coco, sucreries et cokies (une sorte de biscuit frit dans l’huile de coco). Puis les mamans et professeurs de l’école nous offrent une infusion servie dans une coque de noix de coco.

Avant de se quitter, nous décidons de chanter notre tube « Aux Champs Elysées » en remerciement du chaleureux accueil qui nous a été réservé. En retour, les petits nous chantent eux aussi une petite chanson. Puis c’est au tour des enseignants d’entonner « Dilhani Duwani » qui est la chanson que nos élèves ont dû apprendre afin de la chanter lors de notre séjour à Gateway College.
C’est à regret que nous quittons cette petite école et surtout ces enfants qui nous ont donné tant de sourires et d’énergie.
Le bus nous conduit ensuite à quelques kilomètre de là, dans une gargote où nous dégustons une boisson typiquement sri lankaise : le jus de Coco royale. Cette boisson au goût particulier est excellente pour la santé car elle renferme un bon nombre de vitamine et de minéraux. Elle est consommée quotidiennement par beaucoup de Sri Lankais.




Nous devons nous diriger vers le lieu du déjeuner et, pour ce faire, nous allons prendre un moyen de transport plutôt insolite (mais très prisé dans les campagnes sri lankaises) : le motoculteur !


Les élèves grimpent par 8 dans les remorques accrochées aux engins, et c’est parti ! Le motoculteur nous laisse au bord d’un beau lac d’où on a une très belle vue sur Sigiriya (cf. la douloureuse randonnée d’hier matin).
Changement de moyen de transport : c’est maintenant à bord d’Oruwas (un bateau local) que nous traversons le lac. Lors de la traversée, nos rameurs nous confectionnent des colliers et des chapeaux en fleur et feuille de nénuphar.




Arrivés sur l’autre rive, nous sommes accueillis dans une maison en terre battue et feuilles de palmes tressées où la maîtresse de maison nous fait diverses démonstrations : l’épluchage et l’ouverture d’une noix de coco, le rappage de la noix de coco, la confection du « pol sambol » (condiment réalisé avec de la coco rapée, du citron vert, de l’échalotte et de la tomate), la préparation du lait de coco et enfin la recette du vrai curry Sri Lankais !
Tout cela nous met en appétit. Il est temps de passer à table, chacun se retrouve autour du buffet, une assiette en terre cuite recouverte d’une feuille de lotus à la main.










A la fin du déjeuner, chacun remercie la cuisinière qui nous a confectionné ce festin et si bien accueillis, puis nous devons retourner au bus. Une surprise attend les élèves : une dizaine de tuk tuks sont alignés dans l’attente de leurs passagers. Les élèves sont ravis d’enfin tester ce véhicule que l’on voit absolument partout au Sri Lanka, en ville comme en campagne. Le cortège s’ébranle dans un bruit de pétarade impressionnant. La route est chaotique, le confort plus que rudimentaire mais le « kif » est total !
Nous voici au bus, c’est beaucoup moins exotique, mais tellement plus confortable !
De retour à l’hôtel aux environs de 15h, c’est quartier libre jusqu’au dîner afin de se reposer un peu et d’être en forme pour la journée qui nous attend demain….
Jour 5 : Au revoir « Habarana village » !
Nous voici sur le point de quitter l’hôtel qui a été notre « maison » pendant 4 jours, direction Kandy, une des anciennes capitales de Sri Lanka.
Nous prenons un peu d’altitude (500m) et la végétation change.
La première halte de la journée nous emmène visiter un temple bouddhiste troglodyte composé de 7 grottes, toutes richement décorées de fresques et de plus de 150 statues de Bouddha. Il s’agit du temple d’or de Dambulla. Ces grottes ont servi de refuge au roi Valagamba lorsqu’il fut exilé de son royaume au 1er siècle avant J.C.
Mais pour découvrir ce trésor il faut d’abord monter 300 marches (ce n’est rien pour nos aventuriers qui ont déjà gravi Sigiriya !)
Nous pénétrons dans la première des grottes pour découvrir notamment une statue de Bouddha couché de 15m, puis une deuxième grotte entièrement recouverte de magnifiques peintures rupestres. Dans cette grotte se trouve également, outre les très nombreuses statues de Bouddha et de bonzes, un chaudron « miraculeux » dans lequel tombe une goutte d’eau toutes les secondes mais qui ne déborde jamais.
Les grottes se succèdent, toutes plus richement décorées les unes que les autres.








Après la traditionnelle photo de groupe, nous redescendons vers le bus par un chemin bordé d’échoppes de vendeurs de mangues (200 rupees le cornet contenant une mangue entière coupée en morceaux, soit environ 0,60€ !!)
Nous grimpons dans le bus après que l’assistant du chauffeur nous ai nettoyé les chaussures avec une petite brosse et c’est reparti !
Nous entrons maintenant dans la région de Matale célèbre pour la culture des épices qui ont fait la réputation de l’île de Ceylan (poivre, cannelle, curcuma, cardamome etc …).
Pour en apprendre plus sur ces différentes épices et plantes ainsi que sur leurs usages dans la cuisine ou dans la médecine ayurvédique, nous nous arrêtons dans un jardin d’épices. Cela nous permet de visualiser un peu mieux à quoi ressemble un arbre poivrier, ou encore la noix de muscade et son superbe pistil rouge vif, la plante Aloe Vera ou encore le cacaotier.


Une fois notre leçon de botanique terminée nous nous dirigeons vers une salle où nous est servie une infusion aux épices. le guide francophone complète son propos en nous donnant des détails sur les produits ayurvédiques fabriqués avec les épices de Sri Lanka.








Comme nous sommes un peu fatigués par ces premières journées très intenses, il nous est proposé un massage ayurvédique. C’est un grand moment de détente pour tous les volontaires (qui ne se font bizarrement pas prier!)







Après un petit passage à la boutique nous sommes conduits vers des tables abritées sous des toits de palmes tressées, le long d’une rizière. c’est un nouveau déjeuner typique sri lankais qui nous attend : curry de lentilles, de patates douces, papadoms, curry de mangue, poisson grillé, poulet etc … Le dessert se compose d’une petite banane très sucrée ainsi que d’une crêpe fourrées de coco râpée et de miel : un délice !
Pour terminer ce copieux repas, une nouvelle infusion revigorante nous est servie dans des bols en coque de noix de coco.











Nous voilà en forme pour l’activité défis.
Des équipes de 10 sont constituées, le premier défi peut commencer !
Il s’agit de tresser les fameuses feuilles de palmes qui servent à recouvrir le toit des maisons dans la campagne sri lankaise. Il faire preuve de dextérité, de rapidité mais également de technique. La deuxième équipe remporte ce challenge haut la main!

On passe donc au défi suivant : le rappage de noix de coco. Là encore, la rapidité et la dextérité sont les clés du succès. Les élèves se relaient pour rapper un maximum de noix de coco dans un temps imparti. L’équipe 1 est cette fois-ci la grande gagnante.



Une grosse averse tropicale éclate et nous oblige à nous mettre à l’abri pour le 3ème challenge : reconnaître les feuilles des arbres présentés lors de la visite du jardin d’épices dans la matinée. Il semble que l’équipe 3 ait été la plus attentive puisque c’est elle qui gagne ce nouveau défi.
Pour terminer cette compétition, la pluie ayant cessé, c’est parti pour un « casse-pot ». Un élève de chaque équipe, les yeux bandés et guidé par 2 camarades doit faire éclater un pot en terre cuite avec un bâton. L’équipe 1 est la seule à exploser littéralement le pot et remporte donc cet ultime challenge.
Etant donné l’énergie avec laquelle chaque participant s’est investi dans les épreuves, il est décidé de récompenser l’ensemble des élèves avec un petit souvenir.
Ce sont donc uniquement des grands vainqueurs qui remontent dans le bus pour prendre la route de l’hôtel.
Nous prenons nos quartiers, pour les deux prochaines nuits, au « Citadel » de Kandy. Les consignes sont données aux élèves puis nous nous retrouvons tous dans le hall pour une surprise. Le groupe est emmené vers la salle de conférence où 3 personnes se chargent d’habiller chacun en tenue traditionnelle : Sarong pour les garçons et Saree pour les filles. L’excitation est à son comble (surtout pour ces demoiselles dont certaines mourraient d’envie de vêtir cette tenue très élégante).



Il est l’heure de dîner et, pour continuer dans l’ambiance sri lankaise, une salle de l’hôtel a été privatisée pour nous afin de déguster un buffet allégé en piment.
Un groupe de musicien complète le tableau. La soirée est très sympathique et on n’oublie pas, au moment du dessert, de célébrer le « birthday boy » du jour, Paulin, avec un très beau gâteau au chocolat.
La musique est entrainante et les élèves se lancent dans des danses endiablées. C’est vraiment une super soirée pour tous.
Malgré tout, il faudra se lever encore tôt demain et les élèves regagnent leur chambre pour se reposer un peu de toute cette frénésie.
Jour 6 : Dent et danses à Kandy
Selon la légende, le corps du Bouddha n’a pas été entièrement consommé par les flammes… Lorsque s’éteignit le feu du bûcher, on trouva dans les cendres encore chaudes des « reliques éparses », dont la canine gauche de l’Illuminé.
Cette dent, elle est à Kandy. Nous aussi ! Alors ce matin, direction le Temple de la Dent à bord des 10 tuk tuk qui nous attendent devant l’hôtel. S’ensuit une formidable course poursuite façon « mario kart » entre nos bolides à trois roues qui zigzaguent à travers la ville. Expérience culturelle complète et immersive.





Sains et saufs et tout de blanc vêtus, les élèves sont déposés devant l’entrée du temple, lieu de pélerinage incontournable ici ; « l’équivalent de Lourdes en France » nous explique Neranja.


Nous pénétrons dans le temple, où se pressent pélerins et touristes, espérant apercevoir, de loin, le coffre qui renferme un coffre qui lui même renferme cinq autres coffres au sein desquels se trouve le dent du Bouddha. Il n’existe que sept reliques alors sept coffres ne sont pas de trop pour protéger la canine du sage bouddhiste.
Le temple est somptueux, il vibre de la musique sacrée jouée à l’entrée et des murmures des prières des fidèles, assis ça et là dans les salles qui se succèdent.
Nous ne verrons pas le coffre de la Dent (celui qui renferme les six autres), orné de pierres précieuses, mais pourrons profiter du spectacle coloré qu’offrent les offrandes déposées par les visiteurs : riz, fleurs et étoffes s’amoncellent sur les tables.




Après la visite du temple : temps libre shopping pour le groupe. Si les élèves reviennent les mains vides à la maison, ils n’auront aucune excuse.
Une pause déjeuner s’impose ensuite, pour rassasier nos jeunes avides de culture et de gratin de pommes de terre.
Après le réconfort, place à l’effort. Nous poursuivons notre découverte de Kandy avec une initiation aux danses traditionnelles de la région.
Sur les rythmes des tambours, pieds nus et la sueur au front, les élèves tentent de reproduire les mouvements rigoureux et empreints de mystère des danseurs. Pas à pas, les talents se révèlent et on appelle bientôt un petit groupe de garçons et de filles à venir sur le devant de la scène. De la scène ils passent aux coulisses…et en sortent quelques minutes plus tard, parés des tenues de danse traditionnelle prêtées pour l’occasion.









Les amateurs rendent ensuite leur place aux professionnels. La troupe présente, devant un public bouche bée, les différentes formes de la danse de Kandy : la danse de cour, la danse rituelle, le jonglage et équilibre avec disques… Les danseurs incarnent tour à tour un dragon, un animal ou un héros mythique. Les costumes resplendissent, les tambours battent la mesure et les élèves se laissent porter par cette ambiance hypnotique. Applaudissements grandement mérités.



Il est temps de rentrer à l’hôtel, faire sa valise et dîner. Nul doute que les rêves de la nuit seront pleins de couleur et de bruit.
A demain. L’équipe Sri Lanka
Pour en savoir (encore plus) sur le Sri Lanka, lisez le Dictionnaire Insolite de Sri Lanka, aux éditions Cosmopole.
Jour 7 : En route pour la région du thé
Aïe aïe aïe .
Réveillés à 4h30 par une procession bouddhiste passant sur la route juste à côté de l’hôtel, certains se seront rendormis d’autres non! De nombreux petits yeux arrivent au petit déjeuner!
En route pour le pays du thé …
Une première halte pour voir des chauves-souris, certaines les ailes déployées, d’autres en forme de cocon mais toutes suspendues par les pieds. Ces mammifères impressionnent par leur taille, bien différentes de celles d’Europe. Quelques élèves seront venus les observer de plus près, d’autres restent dans le véhicule à dormir !



Nous reprenons le bus. Les virages s’enchaînent. La végétation change petit à petit. Les palmiers, lianes et autres essences laissent place aux hévéas (caoutchouc), aux filaos (variété de conifère), aux cassia spectabilis (avec de magnifiques fleurs jaunes), aux tulipiers du Gabon (avec des fleurs rouges flamboyantes) puis enfin les arbres à thé apparaissent. Ce sont des petits arbustes d’un mètre de haut plantés en rangées alignées avec de petites feuilles d’un vert pomme.



Les singes jalonnent notre trajet, perchés sur les fils électriques, tout comme les chiens errants qui font leur sieste sur le bord de la route.
Une nouvelle halte pour déguster des bananes rouges… Certains élèves les trouvent plus onctueuses, d’autres disent qu’elles ont le même goût que celle plus ordinaires ! Comment juger si ce n’est de vous faire votre propre avis!!! ;-))
Nous arrivons à la plantation Rothschild. Les élèves se divisent en deux groupes, les garçons d’un côté, qui vont encourager les filles qui, elles, se voient attribuer un panier à poser sur la tête afin de ramasser les jeunes pousses de thé. Seules les petites feuilles sont utilisées afin de fabriquer le meilleur thé aux arômes particuliers made in Sri Lanka. L’aridité de la terre et l’humidité ambiante lui procurent son originalité.
Le plus noble sera le thé blanc!
Avant de vous en dire plus sur les saveurs et notre dégustation, revenons sur nos aventures qui nous ont tous surpris.
Les filles ont donc ramassé les feuilles de thé en slalomant entre les arbustes. Heureusement nous avions prévu chaussettes hautes et pantalons pour prévenir des griffures de ces arbustes. Mais c’était sans compter sur une averses plus tôt dans la journée et les jours précédents, ce qui nous a fait rencontrer un animal local : les sangsues.
Malheureusement chacune d’entre nous c’est fait piquer, sucer le sang… La psychose nous empare, nous voilà les pantalons en bas des jambes pour se vérifier mutuellement.
Petite astuce à savoir pour les faire rapidement tomber, il suffit d’approcher la flamme d’un briquet pour qu’elles se détachent d’elles-mêmes.
OUFFF plus de peur que de mal, nous reprenons nos esprits.









Nos paniers sont vérifiés. Les trois filles qui ont ramassé les plus jeunes pousses gagnent le challenge, avec un petit cadeau. Mieux valait la qualité que la quantité ! En effet ce sont les bourgeons qui servent à la fabrication du thé blanc!




Nous poursuivons par une visite de l’usine qui malheureusement ne fonctionne pas car demain est un jour férié pour les tamouls, l’entreprise a offert la vieille en jour de congés. Bon c’est pas grave, notre guide est tellement super génial qu’il nous donne toutes les étapes du conditionnement du thé !




En effet, ce sont uniquement des tamouls qui travaillent sur les exploitations. Cette population venue du sud de l’Inde a été amenée par les anglais en tant qu’esclaves dans les années 1870.
Une dégustation clôture notre visite par du thé blanc (silver tips) , golden tips, BOP (broken orange peko) et BOPF (broken orange peko fanning)
Nous reprenons la route pour s’arrêter au bord de la cascade de Ramboda, notre repas est servi devant un paysage montagnard à couper le souffle et au doux son des chutes d’eau… Et d’une belle grosse averse tropicale.






L’accalmie arrivant, nous repartons… Quelques kilomètres plus tard, après un virage en tête d’épingle , puis un deuxième… Un jeune homme sur le bord de la route vend un bouquet de fleurs. Nous le retrouvons un peu plus haut, nous criant FLOWERS. Les élèves s’amusent de cette situation, mais quelques virages plus haut, l’homme est toujours là, il court et gravit la montagne . Nos rires amusés se transforment progressivement en compassion… Nous décidons donc de collecter l’argent pour lui acheter le bouquet. Le bus s’arrête et c’est chose faite! Le courage de cet homme pour gagner sa vie aura porté ces fruits.
30 donations pour un bouquet… Compliqué… Une voix s’élève au fond du bus et propose d’offrir le bouquet à Neranja !

Ha ces élèves ils nous cassent les pieds… Mais ils ont un bon fond !
La route se termine par notre arrivée à Nuwara Elya, ville coloniale anglaise, et le traditionnel cocktail d’accueil se transforme en une tasse de soupe de lentilles… Ambiance montagne oblige…
A demain pour la suite de nos aventures…
Scribe de la troisième accompagnatrice!
Jour 8 : On descend de la montagne … en bus
Aujourd’hui, c’est grasse mat’ ! Le rendez-vous du petit déjeuner n’est qu’à 8h, c’est royal, on n’avait plus l’habitude !!
Après quelques allers et retours au buffet du petit déjeuner, toujours aussi bien garni, chacun retourne à la chambre préparer les valises. Puis, suivant ce qui est maintenant devenu une routine pour le groupe, nous redescendons à la réception avec nos valises pour qu’elles soient chargées dans le bus par le chauffeur et son assistant. Alors que nous attendons que tous les élèves descendent, nous sommes interpellées par un couple de touristes australiens qui nous demandent qui est ce groupe de jeunes occidentaux en villégiature (il faut dire que nous ne passons pas inaperçus !). Nous leur décrivons notre projet en quelques mots et ils nous félicitent pour la discipline de nos élèves, nous les remercions avec un petit sentiment de fierté. Même si nous n’y sommes pour rien, cela fait toujours plaisir d’entendre des compliments sur nos élèves, d’autant que ce n’est pas la première fois, à Habarana, déjà, un couple de touristes anglais avaient apprécié qu’un groupe de nos garçons leur proposent de porter leurs valises jusqu’à la reception.
Bref, je m’égare …
Les valises sont chargées, nous grimpons dans le bus et collectons les portables de ces chers petits afin qu’ils ne passent pas tout le trajet le nez baissé sur leur écran. C’est devenu une habitude depuis quelques jours, car nous avons constaté qu’ils avaient globalement beaucoup de mal à se réguler à ce sujet.
Le chauffeur nous gratifie une fois encore d’une magnifique manoeuvre afin de mettre notre encombrant véhicule dans le sens de la marche. Il est applaudi chaleureusement par les élèves.
Après un peu tour de Nuwara Eliya (la petite Angleterre) le long d’un lac et d’un golfe verdoyant bordé de maisons à l’architecture typiquement britannique que l’on croirait figées dans un passé colonial, nous nous engageons sur la route d’Ella afin que quitter les sommets et retourner dans les plaines.



Avant de quitter Nuwara Eliya, nous nous arrêtons dans un temple Hindouiste. Nous avons beaucoup de chance car, aujourd’hui, la communauté tamoule célèbre la fête des lumières : Diwali. C’est une fête qui a autant d’importance que Noël pour les catholiques. A cette occasion, les familles se rendent au temple pour recevoir les bénédictions des prêtres Hindous. Nous entrons donc dans le temple d’Hanuman et recevons, chacun notre tour, la poudre rouge sur le front nous assurant de la protection du dieu singe.








Forts de cette protection, nous reprenons la route.
En chemin, nous faisons une halte à la cascade de Ravana. Cette magnifique chute d’eau tient son nom d’une légende indienne tirée du Ramayana (un des textes fondamentaux de l’hindouisme). Selon cette légende, Sita, la femme du dieu Rama fût kidnappée par le roi démon de Sri Lanka, Ravana. Ce dernier convoitait Sita à cause de sa très grande beauté. Rama partit à la recherche de sa femme avec son guerrier, le dieu singe Hanuman. Après plusieurs années et de nombreuses péripéties, Hanuman et Rama finirent par libérer Sita et la ramener en Inde.


Nous remontons dans le bus direction la pause déjeuner à Ella. Une fois le ventre bien rempli nous pouvons entamer la dernière portion de notre périple du jour et nous rendre à la réserve naturelle de Yala où se trouve notre prochain hôtel.
Au fur et à mesure de notre descente vers la côte sud de Sri Lanka nous voyons la végétation changer. Nous retrouvons les cocotiers et les bananeraies.
Une fois entrés sur le terrain de la réserve de Yala, chacun écarquille les yeux afin d’essayer d’apercevoir un des animaux sauvages qui y vivent (éléphants, buffles sauvages, paons, ours, crocodiles et, chance suprême, le félin le plus emblématique de cette réserve : le léopard).
Nous apercevons tout d’abord un éléphant sauvage en train de boire au bord d’un lac, puis plusieurs magnifiques paons, un lièvre et plus d’une dizaine de grands crocodiles qui se prélassent sur des îlets en cette fin de journée.


Nos chambres sont des bungalows semblables à ceux des explorateurs de la savane africaine. Nous nous prenons un peu pour des « Livingstone » en herbe. L’atmosphère « Indiana Jonesque » est renforcée par le fait que chacun doit être accompagné d’un garde du corps pour retourner à sa chambre afin d’éviter tout problème en cas de rencontre fortuite avec un animal sauvage après la tombée de la nuit.



Bon, je vais vous laisser maintenant car le rendez-vous de demain est très matinal (5h du matin), pour le départ pour un safari en jeep qui nous permettra de croiser, de plus ou moins près, les animaux de la réserve de Yala.
Mais nous vous raconterons tout ça plus en détail demain …
Jour 9 : Rangers et Pirates !
Il est 5:00 ce matin et le soleil n’est pas encore levé sur la réserve naturelle de Yala.
Lampes torches à la main, les rangers de l’hôtel arpentent les allées sinueuses qui distribuent les lodges où nous avons passé la nuit. Ils toquent aux portes, qui s’ouvrent les unes après les autres et d’où émergent les élèves, hagards.
On se retrouve, on se salue, on avale une tasse de thé et un morceau de gâteau. Le soleil commence à se lever et les dernières traces de sommeil à s’estomper.
Yala nous attend, il faut se mettre en route.
Assis dans les Jeeps qui filent sur les routes cahoteuses de la réserve, nous découvrons un tout nouveau visage de l’île. Le paysage qui se dévoile sous nos yeux ressemble à ce qu’on s’imagine des savanes africaines. Ça et là, la sèche végétation fait place à de grandes étendues d’eau ou à des promontoires de pierre érodée par le temps.








Dans l’habitacle de la voiture on se tait, on observe, on patiente.
Et Yala nous le rend bien : un à un, les spécimens de la faune locale se montrent. Les moins farouches sont sans doute les varans, reptiles ventripotents qui lézardent sur le bord de la route. Les guêpiers d’Orient et les paons exhibent leurs couleurs qui semblent presque artificielles. Des mangoustes on aperçoit la queue, qui disparaît dans les feuillages. Les alligators, buffles et pélicans se partagent eau, terre et air.
Chacun comprend que nous sommes ici visiteurs, tolérés dans une maison qui n’est pas la nôtre.









On se rassemble pendant une halte pour petit-déjeuner. Il paraît que certains ont aperçu un éléphant. Et le léopard ? Non, aucune trace.
Il faut remonter dans les véhicules et ne pas perdre espoir.
On reprend la route. Soudain, au loin, se dessine une silhouette maintenant familière, à la démarche pesante et inéluctable. On éteint les moteurs. Un éléphant s’approche. Il s’approche encore. La file des Jeep attend. Le silence est complet. L’éléphant avance. On voit ses pattes s’écraser sur le sol meuble et sa trompe se balancer. Son corps immense trouve un passage entre les voitures. Il avance encore puis disparaît.

Cette belle rencontre sera la dernière de notre safari. Et le léopard ? Non, aucune trace. Il était passé tout près de l’hôtel le veille mais nous n’étions pas au rendez-vous.
Nous quittons la réserve naturelle de Yala et nous dirigeons vers Galle.
Cette ville fortifiée, fondée par les portugais en 1505, fut reprise par les hollandais qui y construisirent le fort moderne en 1649. Les anglais succédèrent aux hollandais à la fin du 18ème siècle.
Galle, patrimoine mondial de l’UNESCO, porte les marques des ces colonisations successives.
C’est une ville où le passé se rappelle au visiteur. La plus vieille bibliothèque de l’île y côtoie une église réformée où furent enterrés les pirates employés par le royaume de Hollande. Une architecture coloniale encore très présente participe à l’identité de cette ville, témoin de l’histoire du pays.














La pluie s’abat sur nous et nous ramène au présent. Il faut rejoindre Hikkaduwa où nous dormons ce soir.
L’eau balaie les traces de notre passage dans cette ville de Galle où d’autres avant nous ont déjà laissé leur marque.
Nous sommes à Hikkaduwa. Dernière piscine, dernier buffet, derniers moments à 34. Profitons-en.
Jour 10 : La vie est belle au soleil !
mercredi 22 octobre 2025 – Journée Repos
Après une soirée un peu particulière, nous nous couchons plus apaisées. Nous compatissons sincèrement avec notre élève et sa famille pour avoir vécu des émotions fortes!
La nuit passée… nous nous réveillons tous à des horaires différents. Le petit déjeuner est pris, face et au bord de l’océan indien! Magnifique cadre bucolique pour passer notre jour off!










Dans la matinée, avec les rayons du soleil qui percent, nos 5 tortues marines sauvages arrivent sur le bord de plage. Nous faisons la surprise aux élèves, même si certains avaient déjà eu l’information, de pouvoir mettre les pieds dans l’eau pour leur donner des algues à manger… Étonnant de ne pas voir tous les élèves accourir… Mais tellement excitant pour les présents de voir, toucher, et donner à manger à ces tortues. Elles ont entre 40 et 70 ans, et certaines pèsent plus de 100kg. Aïe aïe aïe… Et gare au tibia, si les règles de prudence ne sont pas respectées !






Après cette découverte, qui rend notre hôtel si spécifique, chacun de nous, professeurs compris, vaque à ses occupations : piscine, lecture, volley, salle de sport, téléphones portables, sieste, bronzette… ou plutôt se transformer en écrevisse !!!!

En fin de journée nous proposons une petite séance shopping dans la rue jouxtant notre hôtel!
Puis suit un blind test pour voir ce qu’on retenu « nos petites têtes » de ce séjour! Bon on ne va pas vous mentir les résultats sont disparates, mais bravo aux deux équipes vainqueurs pour leur résultat plus qu’honorable. Aussi ne pouvant rien vous cacher, nous nous sommes amusées à leur faire imiter les postures du Bouddha… Certains se sont assis en tailleur sur leur fauteuil, d’autres se sont allongés, et un élève est resté debout. Un moment fort sympathique…








Nous avons rendu les résultats au début de notre dernier dîner en commun où tous avaient pour mission d’être élégant. Certaines filles ont même eu plaisir à reporter leur saree…
Pour clôturer cette journée, une petite surprise attend nos deux élèves qui feront leur anniversaire demain et après demain. Même si, de tradition, nous ne souhaitons pas les anniversaires en avance, elles ont soufflé leurs bougies entourées de leurs camarades.
Jour 11 : retour à Colombo
Le temps passe très vite lorsque l’on est bien occupés et il est maintenant temps d’entamer la dernière « phase » de notre projet : le séjour en famille.
Les valises sont préparées et nous nous dirigeons vers notre dernier buffet de petit déjeuner. Le ciel est gris, et nous quittons Hikkaduwa sous la pluie. Nous devons reprendre la route vers Colombo, dernière étape de notre périple Sri Lankais.
En chemin nous nous arrêtons dans une écloserie de tortues marines. Les bénévoles de l’association récupère les œufs de tortues marines sur les plages afin de les protéger des prédateurs en tout genre. Un guide francophone nous parle des différents types de tortues marines. Sur les 7 espèces existantes, on peut en trouver 5 au Sri Lanka, dont la tortue verte que nous avons côtoyée de près lors de notre escale à Hikkaduwa. Le guide nous explique comment les œufs sont prélevés puis enterrés dans l’écloserie. Nous apprenons également que c’est la température du sable qui détermine le sexe de la tortue à naître.
Dans des bassins nous découvrons des bébés tortues de 1 jour, de 2 jours, de 3 jours et de 4 jours.





Puis nous passons aux bassins de convalescence où des tortues blessées et recueillies par l’association sont soignées et se rétablissent dans l’attente de leur retour dans leur milieu naturel.
A la fin de la visite, nous faisons connaissance avec Angelina, une tortue de 12 ans pesant 10kg. Angelina passe de main en main, pour le plus grand bonheur des élèves.






Il est l’heure de reprendre le bus et le chemin vers la capitale.
Pour notre avant-dernier déjeuner ensemble, nous avons décidé de choisir un menu qui fera plaisir au plus grand nombre : des FRITES accompagnant des « club sandwiches », le repas sur le pouce préféré des Sri Lankais.

Les élèves se ruent sur les frites comme une nuée de moineaux et elles sont englouties en deux temps trois mouvements.
Maintenant, en route pour Gateway, nos correspondants nous attendent impatiemment et l’excitation commence à monter.
Au fond d’une ruelle nous apercevons le panneau « Gateway International College », le bus se fraye un chemin entre les voitures des parents venus récupérer leur enfant à la sortie des cours et les tuks tuks garés en double file. Nous arrivons enfin dans la cour de l’établissement qui semble immense (il compte 2200 élèves de la maternelle à la terminale). Les élèves sont impressionnés par les infrastructures, notamment les terrains de basket et de tennis.
Nous descendons du bus et nous sommes accueillis par les élèves qui avaient participé au voyage en France. Les professeurs reçoivent de magnifiques colliers de fleurs d’orchidée et, professeur comme élève, reçoit également une fleur de lotus en signe de bienvenue.

Les professeurs sont ensuite reçues par la principale du collège puis par le directeur général de l’établissement, le Docteur Harsha Alles. Pendant ce temps les élèves sont dirigés vers l’auditorium afin d’assister à un spectacle préparé par les élèves du département de Français. Les chansons en Français et en Anglais succèdent aux danses traditionnelles et modernes, puis c’est à notre tour de monter sur scène pour interpréter la chanson que nous travaillons depuis des mois : « Dilhani Duwani ». Grâce au soutien des élèves Sri Lankais qui chantent avec nous, nous nous en sortons relativement honorablement.




Puis vient la traditionnelle séance photo avec les correspondants. Il règne un joyeux chahut dans l’auditorium, chacun cherchant à trouver « son Sri Lankais » ou bien « son Français » !




Nous redescendons vers le bus pour que les élèves puisse récupérer leurs affaires afin de rejoindre leur famille d’accueil. L’excitation est teintée d’appréhension. Les élèves sont pris en charge par ceux qui seront leur famille pendant 2 jours.
Nous les retrouverons dès demain matin et il est certain qu’ils auront beaucoup de choses à nous raconter !!
Jour 12 : Journée au collège
Ce matin les élèves arrivent au collège les uns après les autres, amenés par leur famille d’accueil. Ils se font le récit de leur expérience en famille que chacun a vécu différemment. Les uns sont hébergés en appartement d’autres dans des grandes maisons. Quelques élèves nous font part de leur étonnement de voir que leur famille dispose de personnel de maison chargé de la cuisine et du ménage. Bref, cette soirée a été une immersion complète dans la sphère familiale Sri Lankaise.










Le collège de Gateway dispose de 2 sites sur Colombo et sa périphérie : le site principal, où nous avons été accueillis hier, et le site de Dehiwala distant de quelques kilomètres. Afin d’éviter des navettes aux familles d’accueil, les élèves hébergés par les familles du site de Dehiwala resteront sur place pour la journée et feront des activités similaires à leurs camarades restés au site de Colombo Kotte (activité artistique et initiation au cricket).



Dehiwala décore des pots en céramiques et Colombo customise des T-shirts avec de la peinture. Tous les élèves apprennent également à écrire leur nom en Cinghalais, et se rendent compte de la difficulté de reproduire les lettres avec précisions. D’ailleurs, certains élèves sri lankais eux-mêmes ne savent pas écrire leur propre langue car ils ne communiquent qu’en Anglais avec leur famille. Beaucoup de jeunes de Gateway savent parler le Cinghalais mais ne savent pas l’écrire.





















Une fois les activités terminées, nous nous dirigeons vers la cafeteria où un déjeuner nous attend.

Je tiens ici à préciser que, normalement, aujourd’hui, les élèves de Gateway avaient une journée de congé (les profs étant mobilisés pour la cérémonie de remise des diplômes), ils sont revenus à l’établissement uniquement pour être avec nos élèves et les accompagner dans les différentes activités préparées avec les professeurs du département de Français et leurs collègues du département des sports.
C’est ensuite le moment pour la majorité des élèves de rejoindre leur famille d’accueil.
6 élèves ont le privilège d’être les invités d’honneur de la cérémonie de remise des diplômes qui se tient dans une des plus grandes salles de conférences de Colombo le BMICH.


C’est un moment très solennel dont l’invité d’honneur principal est le consul d’Australie.
Les élèves sont à la manœuvre et se chargent de l’accueil et du placement des invités dans la salle, de la présentation des différents moments de la cérémonie. C’est impressionnant de les voir si à l’aise dans leur discours devant un parterre d’officiels et si efficaces dans la gestion de l’évènement. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre de la façon de mettre en avant l’autonomie et la confiance en soi des élèves de cette école!
Nous assistons à une représentation de grande qualité avec des danses et des chants.
Puis c’est le discours de la Principale qui revient sur les résultats académiques, sportifs et artistiques des élèves du primaire, du collège et du lycée ainsi que sur les temps forts de l’année. Nous avons notre petit moment de gloire lorsqu’elle mentionne l’échange avec le collège sur fond de photos prises lors des moments passés ensemble à Provins et au collège Sainte Marie.
Nous nous éclipsons ensuite alors que tous les élèves du primaire défilent devant leurs parents endimanchés et fiers pour recevoir un diplôme des mains de leur directeur. Tous types de réussite est récompensée et pas seulement la réussite académique. Il y a des prix de musique, de chant, de danse, d’arts au même titre que des prix de mathématiques, de sciences ou d’Anglais.


Nous retrouverons nos élèves demain pour notre dernier jour au Sri Lanka …





























